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001- Notre Curé nous parle.

Publié par Paroisse de la Nativité

 

Quel An nouveau ?

 

De quoi l’avenir sera-t-il fait ?

Le dérèglement climatique se fait sentir à travers des phénomènes climatiques plus violents et fréquents. Pour espérer un avenir vivable, il nous faut limiter l'augmentation moyenne de la température et donc réduire les émissions de CO2. Pour cela, les dirigeants du monde entier sont acculés ensemble à des décisions urgentes et radicales dont: sortir des énergies fossiles, mettre fin à l'exploitation des réserves de pétrole et de gaz, stopper la déforestation. Nos dirigeants ont de graves responsabilités mais chacun de nous, à notre échelle, avons aussi notre part et devons agir dans les actes quotidiens, en cherchant en particulier une «été heureuse».

Notre responsabilité écologique

Le surgissement de la pandémie n'est pas un hasard. Les atteintes à la biodiversité sont une cause importante, avec une responsabilité humaine. On peut louer les solidarités déployées face au fléau, mais aussi déplorer les inégalités criantes entre les pays selon leurs moyens. Nous devons entendre en même temps «clameur de la terre et la clameur des pauvres», les pauvres étant les premières victimes des conséquences de la pandémie ou des dérèglements climatiques. La sauvegarde de notre «commune» est l'affaire de tous et ne se fera qu’ensemble. Notre foi nous presse à rendre compte devant Dieu de notre attitude et de nos engagements.

L’Église de France bousculée

Dans notre Église aussi il y a des dérèglements, et le pape François en particulier dans sa Lettre au peuple de Dieu d’août 2018 dénonçait les abus de divers sortes (abus de pouvoir, de conscience, sexuels) et une culture imprégnée de cléricalisme, héritage de l'histoire, conduisant parfois à un exercice pervers de l'autorité et à ces abus. Les évêques de France ont jugé important de lancer une grande opération vérité en confiant à Jean-Marc Sauvé le soin de constituer une commission indépendante pour enquêter sur 70d’abus. Ils avaient demandé, dans leur cahier des charges, de recenser et d’analyser les abus depuis 1950, d’évaluer les décisions et mesures prises depuis l'an 2000, enfin de proposer des recommandations. Le résultat est rude et exigeant, il bouscule et fait mal par son ampleur. Il renvoie l’Église à sa responsabilité et à l'attente très forte à son égard étant donné son rôle spirituel.

Quelques jours après la publication de ce rapport, le pape François lançait le synode «une Église synodale», démarche en rapport avec beaucoup des dérives repérées. Le synode nous appelle à redécouvrir le visage et la forme d'une Église où chacun a quelque chose à apprendre, chacun à l'écoute des autres (peuple des fidèles, collège épiscopal, évêque de Rome) et tous à l'écoute de l'Esprit Saint et de la Parole de Dieu. Une Église en marche ensemble, dans la diversité des baptisés et l'unité d'une même foi au Christ ressuscité. Nécessité donc de dialoguer au sein de l’Église peuple de Dieu, mais aussi de se mettre à l'écoute d'un monde fracturé, en souffrance.

Cheminer ensemble

Le synode pose la question de fond: Comment se réalise aujourd'hui, à différents niveaux, ce «ensemble» qui permet à l’Église d'annoncer l’Évangile, et quels pas de plus l'Esprit nous invite-t-il à poser pour grandir comme Église synodale? Partageons ces questions autour de nous...

Avec Laudato Si, Fratelli tutti ou le synode actuel, nous avons les moyens de réfléchir ensemble en profondeur et d'apporter notre part à une régénération de l'Église et de notre monde. Souhaitons-nous être des spectateurs et commentateurs blasés ou des membres vivants de l'Église et de la société? La réponse est en chacun, en dialogue avec le Seigneur et avec nos frères et sœurs en Jésus-Christ.

 

Bernard Sulpis, curé de la paroisse de la Nativité

Décembre 2021

Bénévolat – en Église

Appelés et envoyés.

             Des chrétiens font du bénévolat. Par exemple ils visitent de leur propre initiative des personnes dans le besoin ou ils participent à une œuvre caritative. Ils le font par générosité et don de soi, habités et animés par leur foi chrétienne, et même ils s’engagent explicitement au nom de leur foi et du Christ.
Beaucoup font ce bénévolat par générosité et don de soi certes mais aussi appelés et envoyés au service non pas du curé, mais avec lui au service de l’Église, de la communauté, de la paroisse ou plutôt des paroissiens et de tous. Voici par exemple quelques services :
Balayer, fleurir, entretenir, ouvrir et fermer l’église chaque jour, mettre le chauffage, préparer les offices, mettre en place, ranger... Assurer quelques services de couture ou de bricolage.
Assurer des permanences, accueillir, renseigner, inscrire, préparer les registres, remplir des tâches de secrétariat ou de comptabilité.
Accueillir des parents et préparer au baptême, permettre une rencontre entre chrétiens où se vit quelque chose de l’Église, et pas seulement une « prestation » religieuse.
Accueillir des fiancés, susciter une rencontre en vérité, les aider à approfondir leur engagement de vie et sa dimension sociale et ecclésiale.
Accueillir les familles en deuil, vivre la compassion fraternelle, préparer la célébration, aider à son déroulement, soutenir par sa présence et sa prière.
Préparer la liturgie, la prière universelle, et ce faisant se rencontrer entre chrétiens, s'aider à comprendre et à accueillir les lectures bibliques du dimanche et à vivre sa vie chrétienne.
Aider la communauté paroissiale à prier et célébrer dans la beauté en mettant ses dons au service de tous et du Seigneur, en animant les chants ou en accompagnant musicalement.
Donner de son temps et partager sa foi auprès des enfants ou des jeunes dans la catéchèse, l'aumônerie ou l'éveil à la foi.
Donner de son temps et sa générosité, témoigner l'amour du Christ en visitant à domicile au nom de la paroisse des personnes âgées, malades ou isolées (Service évangélique des malades) ou en faisant partie de l'équipe d'aumônerie mandatée pour visiter les personnes en Ehpad, ou en servant la charité comme chrétiens dans l'équipe du secours catholique. Se donner dans l'écriture, la gestion, la distribution de notre journal paroissial… Etc.
Voilà quelques engagements au service de tous que l'on peut faire non seulement par générosité et don de soi, mais en étant appelé et envoyé par un responsable ou par le curé lui-même, ou reconnu par lui. Ainsi ce service n'est pas un simple volontariat de sa propre initiative, mais devient un acte d’Église, un service non seulement pour l’Église mais au nom de l’Église. On devient en quelque sorte apôtre, messager du Christ et de son Église, « disciple missionnaire », membre actif du Corps du Christ, mettant en œuvre la mission reçue au baptême.
Je souhaite de tout cœur que vous puissiez vivre à cette hauteur ou à cette profondeur votre générosité et vos engagements de baptisés. Et ceux ou celles qui entendraient un appel ou un désir à servir un peu plus, n'hésitez pas à en faire part à votre curé ! Que nous puissions ensemble discerner et trouver des réponses.
Fraternellement vôtre ensemble à la suite du Christ.
                                                                                  Père Bernard Sulpis

Foi et fraternité

En ce temps où notre société est marquée par beaucoup de craintes et de peurs, d'amalgames et de confusions, en particulier vis-à-vis de la dimension religieuse, je vous offre ces quelques lignes du pape François, dans Tous Frères, qui peuvent apporter ouverture et paix.

Bernard Sulpis, curé de la paroisse

 

 

274. À la faveur de notre expérience de foi et de la sagesse accumulée au cours des siècles, en apprenant aussi de nos nombreuses faiblesses et chutes, nous savons, nous croyants des religions différentes, que rendre Dieu présent est un bien pour nos sociétés. Chercher Dieu d’un cœur sincère, à condition de ne pas l’utiliser à nos intérêts idéologiques ou d’ordre pratique, nous aide à nous reconnaître comme des compagnons de route, vraiment frères. Nous croyons que lorsqu’au nom d’une idéologie, on veut expulser Dieu de la société, on finit par adorer des idoles, et bien vite aussi l’homme s’égare lui-même, sa dignité est piétinée, ses droits violés. Vous savez bien à quelles brutalités peut conduire la privation de la liberté de conscience et de la liberté religieuse, et comment à partir de ces blessures se forme une humanité radicalement appauvrie, parce que privée d’espérance et de référence à des idéaux.

275. Il faut reconnaître que parmi les causes les plus importantes de la crise du monde moderne se trouvent une conscience humaine anesthésiée et l’éloignement des valeurs religieuses, ainsi que la prépondérance de l’individualisme et des philosophies matérialistes qui divinisent l’homme et mettent les valeurs mondaines et matérielles à la place des principes suprêmes et transcendants. Il est inadmissible que, dans le débat public, seuls les puissants et les hommes ou femmes de science aient droit à la parole. Il doit y avoir de la place pour la réflexion qui procède d’un arrière-plan religieux, recueillant des siècles d’expérience et de sagesse. Les textes religieux classiques peuvent offrir une signification pour toutes les époques, et ont une force de motivation mais de fait ils sont dépréciés par l’étroitesse d’esprit des rationalismes.

276. C’est pour cela que, même si l’Église respecte l’autonomie de la politique, elle ne limite pas pour autant sa mission au domaine du privé. Au contraire, elle ne peut ni ne doit […] rester à l’écart dans la construction d’un monde meilleur, ni cesser de réveiller les forces spirituelles qui fécondent toute la vie sociale. Les ministres religieux ne doivent certes pas faire de la politique partisane, qui revient aux laïcs, mais ils ne peuvent pas non plus renoncer à la dimension politique de l’existence qui implique une constante attention au bien commun et le souci du développement humain intégral. L’Église a un rôle public qui ne se borne pas à ses activités d’assistance ou d’éducation, mais qui favorise la promotion de l’homme et de la fraternité universelle.

277. L’Église valorise l’action de Dieu dans les autres religions et ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions. Elle considère avec un respect sincère ces manières d’agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui […] reflètent souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes. Mais nous, chrétiens, nous ne pouvons pas cacher que si la musique de l’Évangile cesse de vibrer dans nos entrailles, nous aurons perdu la joie qui jaillit de la compassion, la tendresse qui naît de la confiance, la capacité de la réconciliation qui trouve sa source dans le fait de se savoir toujours pardonnés et envoyés. [...] D’autres s’abreuvent à d’autres sources. Pour nous, cette source de dignité humaine et de fraternité se trouve dans l’Évangile de Jésus-Christ. C’est de là que surgit pour la pensée chrétienne et pour l’action de l’Église le primat donné à la relation, à la rencontre avec le mystère sacré de l’autre, à la communion universelle avec l’humanité tout entière comme vocation de tous.

 

Prière chrétienne œcuménique

Notre Dieu, Trinité d’amour, par la force communautaire de ton intimité divine fais couler en nous le fleuve de l’amour fraternel. Donne-nous cet amour qui se reflétait dans les gestes de Jésus dans sa famille de Nazareth et dans la première communauté chrétienne.

Accorde aux chrétiens que nous sommes de vivre l’Évangile et de pouvoir découvrir le Christ en tout être humain, pour le voir crucifié dans les angoisses des abandonnés et des oubliés de ce monde et ressuscité en tout frère qui se relève.

Viens, Esprit Saint, montre-nous ta beauté reflétée en tous les peuples de la terre, pour découvrir qu’ils sont tous importants, que tous sont nécessaires, qu’ils sont des visages différents de la même humanité que tu aimes. Amen !