Overblog
Editer la page Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

131 - Les soeurs de l'Enfant Jésus.

Publié par Paroisse de la Nativité

 

 

 

Origine et fondation de la Communauté

La Congrégation des sœurs de l’Enfant-Jésus de Chauffailles plonge ses racines dans trois siècles d’existence. Elle est comme une de ces graines qui, portées à maturité, se séparent de la plante-mère, tombent en bonne terre, et deviennent à leur tour un arbre.

La Congrégation est une branche de la Société des Dames de l’Instruction, fondée au Puy en Velay en 1667, par deux prêtres de St-Sulpice. La première pierre de cet édifice fut une humble et pieuse fille originaire du Puy et nommée Anne-Marie Martel. Ces Dames se livraient à l’éducation et à l’instruction de la jeunesse, à la suite d’un simple engagement.

Le 21 mai 1676, la Société des Dames de l’Instruction est érigée canoniquement en communauté diocésaine. L’année 1708 amène la fusion avec les Demoiselles de l’Enfant-Jésus. 1789 marque une année inoubliable dans les annales de la Société. La révolution passe en rafale sur la France balayant tout sur son passage, détruisant et saccageant les églises, incendiant les couvents et dispersant tous les religieux.

Les autorités civiles interdirent aux institutrices de regrouper les enfants, à la grande douleur de ces derniers et de la population. Force est donc aux Dames de revêtir l’habit séculier et d’œuvrer dans le secret. Trois seulement survivent à la bourrasque dont l’une d’entre elles, Mademoiselle de Sénicrose, qui sera restauratrice de la petite Société.

Le Puy en Velay

Le Puy en Velay

En 1846, pour répondre à une instante sollicitation venant du diocèse d’Autun, la supérieure du Puy envoie Reine Antier (soeur Augustine) avec cinq compagnes prendre la direction de l’école des filles, à Chauffailles.

Sœur Augustine se fait apprécier à Chauffailles par sa sagesse, la clairvoyance de son jugement, sa grande bonté, non moins que par sa riche expérience dans l’enseignement. Plusieurs jeunes filles viennent s’offrir pour faire partie de la Société. Un noviciat est donc ouvert près de l’école. Douze ans plus tard, la Maison de Chauffailles possédait un florissant noviciat et avait déjà fondé soixante-dix établissements répartis en cinq diocèses.

Dès 1857, l’évêque d’Autun fait les démarches nécessaires pour détacher la communauté de Chauffailles de celle du Puy. Les pourparlers durèrent deux ans. Quelle angoisse pour Mère Antier! C’est alors qu’elle part consulter le curé d’Ars qui la rassure en lui disant :« le bon Dieu vous veut à Chauffailles».

Le 14 septembre 1859, Mgr Bouange publia solennellement le décret d’érection de la communauté des Sœurs de l’Enfant-Jésus-de-Chauffailles. La communauté naissante comptait 14 novices et 78 religieuses professes ayant sœur Augustine comme chef de file.

En 1877, à la demande de Mgr Petitjean, Mère Augustine eut la joie ’envoyer le premier contingent de ses sœurs au Japon.

Mère Augustine mourut le 28 octobre 1883 âgée de 82 ans, après avoir travaillé à l’ouverture de 127 établissements. La congrégation comptait 356 religieuses professes,16 novices, 7 postulantes et 111 établissements.

Mère Augustine

Au début du siècle, c’est-à-dire en 1901-1902, les lois gouvernementales de la République française, avec l’événement au pouvoir du Président du Conseil des Ministres, Emile Combes, déclenchèrent une vive offensive contre les congrégations religieuses. Cette persécution déjà commencée en 1880, atteint son paroxysme à cette époque. La plupart des congrégations se voient refuser l’autorisation d’exister. Cent deux de nos écoles furent fermées dont 70 le même jour, et les sœurs furent expulsées de leurs établissements scolaires. C’est alors que plusieurs démarches furent tentées en vue de trouver un refuge à l’étranger.

Dès 1902, le Cardinal Perraud, évêque d’Autun, écrivait à Mgr Louis-Nazaire Bégin, archevêque de Québec, pour solliciter l’autorisation en faveur des Sœurs de l’Enfant-Jésus-de-Chauffailles, de s’établir au Canada et d’y ouvrir une maison d’éducation. (Document original conservé aux archives del’archevêché de Québec).

En 1912, la supérieure générale, à la demande de Mgr Gustave Blanche, évêque de la Côte Nord envoya 16 religieuses réparties à Sept-Iles, Rivière-du-Tonnerre, Pointe-aux-Esquimaux (Havre St-Pierre) et Natashquan. En 1917, voulant fonder un noviciat, elles quittèrent la Côte Nord pour s’établir à Rivière-du-Loup.

En 1947, Les soeurs de Saint Ludger au Québec, ont la joie de recevoir Mère Aline, supérieure générale.

Les soeurs de l'Enfant Jésus au Japon

Les sœurs Japonaises sont au nombre de deux cent soixante environ, donc près des deux tiers des sœurs de toute la Congrégation. Depuis les débuts, les sœurs ne cessent de proposer l’Évangile; elles l’ont vécue et le vivent toujours, s’occupant des enfants, des personnes handicapées, des pauvres, et leur générosité se traduit de tant d’autres façons. Leur esprit missionnaire est impressionnant. Elles ont ouvert des communautés dans l’île d’Amami-Oshima, une île du sud du Japon où les lépreux étaient très nombreux. Elles recueillaient les bébés dont la mère était atteinte de la lèpre afin de les protéger et elles en avaient parfois quinze dans leur maison. Puis elles ont fondé des orphelinats et sont allées et vont, comme d’autres sœurs de l’Enfant-Jésus dans le monde, là où personne ne va… Les sœurs tiennent encore quelques grandes écoles dans quelques villes du Japon.

Je ne terminerai pas avec le Japon sans vous dire que nos sœurs japonaises ont connu la bombe atomique et beaucoup en sont mortes, principalement à Nagasaki car là était le lieu de la Maison provinciale.

Sources : Congrégation des Sœurs de l'Enfant-Jésus de Chauffailles - de Rivière-du-Loup au Québec.

Sources : Congrégation des Sœurs de l'Enfant-Jésus de Chauffailles - de Rivière-du-Loup au Québec.